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Mais au fait, comment fonctionnent les effaceurs ?

Souvenirs scolaires des années collèges et lycées, souvenirs d’examens à passer, du Brevet, du Bac : nous avions un effaceur et il fallait effacer nos fautes pour que la copie soit propre, or comment cela s’effectue-t-il ?

L’encre disposée sur le papier lorsque l’on écrit pénètre la fibre du papier et y adhère sur une légère profondeur. La composition précise de l’encre est gardée volontairement secrète afin de ne pas être copiée, mais on peut déjà distinguer les éléments suivants : un liquide pour assurer la viscosité des pigments et ainsi garantir une encre facile à manier, une substance colorée qui donne à l’encre sa couleur propre, un antibactérien qui empêche le développement des bactéries dans la cartouche, des additifs pour réguler le pH.

S’agissant de l’effaceur, il y a des spécificités : l’effaceur blanc contient du bisulfite de sodium, un additif alimentaire. Ainsi, quand le bleu d’aniline de l’encre est en contact avec le bisulfite de sodium, une réaction chimique se produit et permet à l’encre bleue de s’effacer. En réalité, le bleu d’aniline se transforme en couleur « ultraviolet », alors invisible à l’œil nu. Autrement dit, l’encre ne s’efface pas à proprement dit, elle devient invisible à l’œil nu.

À contrario, l’encre bleue du côté de l’effaceur ne contient pas les mêmes composants chimiques que l’encre du stylo-plume. Donc on ne peut pas l’effacer. Il en est de même pour l’encre du stylo à bille qui n’est pas effaçable et qui justifie l’utilisation d’un blanc correcteur (avec un temps de séchage).

Quoi qu’il en soit, l’encre est nécessaire pour écrire, mais dans une société qui a de plus en plus recours aux ordinateurs, son utilisation à des fins manuscrites devrait diminuer. Bien que cela ait encore du charme d’écrire à la main et à l’encre dans une forme de pratique nostalgique.

Andrys
Andrys

Sources : Pourquois, axiomcafe, fondation-lamap