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Amelia Earhart : qui était cette aviatrice hors pair ?

Crédits : Picryl / Domaine Public

Amelia Earhart était une pilote américaine célèbre, parmi les premiers navigateurs volants. Pionnière dans son domaine et éternelle aventurière, elle a multiplié les défis sans se soucier de sa condition féminine. Mais un mystère subsiste néanmoins concernant sa disparition…

Les débuts d’Amelia Earhart

La passion d’Amelia débute l’année de ses 23 ans, alors qu’elle monte dans un avion pour la première fois. Elle ressort émerveillée et annonce «Je serai pilote». Enchaînant les petits boulots, elle finance toute seule sa licence d’aviation et monte dans un avion dès qu’elle en a l’occasion. Une fois pilote, elle se fait rapidement un nom après quelques prouesses. Elle va par exemple battre un record en montant pour la première fois à 4300 m d’altitude. Peu à peu, elle parvient à se faire une place dans cet univers réservé aux hommes. Elle fera partie de l’équipe qui traversera l’Atlantique, mais malheureusement son rôle est dérisoire : interdite de pilotage (sûrement par sexisme), elle est réduite à rédiger le carnet de bord.

amelia earhart sors de l'avion
Crédits : Google Images

Une vie d’aventures

Malgré cette expérience amère, Amelia Earhart devient une figure populaire en Amérique. Sa célébrité est alimentée par ses écrits, récits de voyage volants et ses conférences. Elle ne cesse de se surpasser en traversant une nouvelle fois l’Atlantique en 1932, voyage qu’elle effectue en solitaire. 16e pilote américain, on la surnomme “Lady Lindbergh”, affiliée au célèbre pilote qui avait été le premier à traverser l’Atlantique sans escale. Elle était et reste une figure de l’indépendance féminine et s’est d’ailleurs montrée très engagée dans cette cause.

Le défi de trop

Alors au sommet de sa gloire, Amelia décide de pousser une nouvelle fois ses limites avec un défi incroyable : réaliser un tour du monde. Il faut comprendre que si aujourd’hui les chances de survivre à un accident d’avion sont élevées, en 1937, c’est l’inverse. Il n’y a pas de GPS, les machines sont beaucoup moins sûres, vraiment moins confortables… Mais la pilote veut tenter cette nouvelle aventure et embarque avec son mari sur son navire volant l’Electra. Arrivés au trois quarts de leur voyage, ils doivent désormais atteindre Hawaii. C’est une entreprise risquée puisqu’il faut pouvoir s’orienter en plein milieu de l’Océan Pacifique. Ils sont attendus là bas par des garde-côtes. Malheureusement, les heures passent, et toujours pas d’avion à l’horizon. La terre reçoit finalement des messages radio de plus en plus paniqués, dans lesquelles la Lady Lindy annonce ne pas voir l’île et n’avoir bientôt plus de carburant. L’avion n’arrivera jamais. 

avion biplan amelia earhart coucher de soleil
Crédits : Pixabay, blende12

Le mystère d’Amelia

Un mystère subsiste dans la disparition de la pilote : on n’a jamais retrouvé l’épave d’Electra. Ni dans la mer, ni sur terre. De nombreux curieux se sont pourtant lancés sur ses traces, et certains ont même exploré les fonds marins, mais rien à faire. On a néanmoins retrouvé quelques artefacts comme un pot de crème ainsi qu’un outil de navigation qui auraient sûrement appartenu aux naufragés.

Plusieurs théories tentent de résoudre ce mystère. La première est évidemment la plus plausible : elle dit que l’avion, à court d’essence, s’est écroulé en emportant dans sa chute ses deux navigateurs. Pourtant, d’autres pensent qu’elle était une espionne américaine envoyée en Asie. On aurait retrouvé des documents attestant sa présence sur une base militaire. Elle serait ensuite rentrée dans son pays sous un faux nom. D’autres encore pensent que les deux malheureux ont réussi à survivre au crash et se sont réfugiés sur une île.