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Que se passe-t-il pendant le processus de crémation ?

Crédits : Alexas_Fotos/Pixabay

Devenue une pratique courante lors de la fin de vie, l’incinération, ou le processus de crémation, est une véritable alternative à l’inhumation pour la génération actuelle. L’IFOP précise même qu’un Français sur deux souhaiterait se faire incinérer lors de ses funérailles. Nombreux sont donc ceux qui souhaitent être réduits en poussière, mais, finalement, la crémation détruit-elle tout notre squelette ? Que reste-t-il après ? Quelles sont les motivations qui poussent à prendre cette décision ? Découvrez les réponses à des questions que l’on n’ose poser qu’à demi-mot.

La crémation d’un corps le réduit en cendres par le feu, une pratique répandue qui n’est pourtant pas sans intriguer. Contrairement à d’autres pays où l’on brûle les défunts en public, comme en Inde, le système de vigueur en France empêche les proches d’assister au processus de crémation, parfois cachés derrière une vitre. Mais alors, comment un four crématoire peut-il transformer un corps en fines cendres ? Que se passe-t-il concrètement ?

La crémation : le processus technique

Le corps de la personne défunte est transporté par une société de pompes funèbres. Le transport du défunt vers le lieu de crémation a lieu après la cérémonie funéraire. Lorsque le corps entre dans le four, la température est à 600-650 degrés. Le corps du défunt va s’y loger pendant 1 h 30 (à 2 h, selon la corpulence) et la température va ensuite progresser. Le four atteindra au minimum 850 °C et pourra même aller jusqu’à 1 000 °C grâce aux flammes.

Pour autant, le résultat de cette combustion ne sera pas simplement poussière. On y trouvera des métaux, comme ceux utilisés pour les prothèses, les couronnes dentaires et autres plombages. Aussi, les os sont fragmentés, mais pas complètement en cendres. Auparavant, ils étaient remis aux proches de cette façon pour qu’ils les mettent directement dans une urne. Aujourd’hui, et ce depuis le décret de 1976, les os doivent être « pulvérisés » et réduit en « poudre fine », avec un objet similaire à une houe de paysan puis avec une autre machine à la fin de la crémation. La famille reçoit ensuite une urne avec les cendres funéraires, souvent le jour même.

Précisons qu’une chambre crématoire ne brûlera qu’un seul corps à la fois, ne pouvant en supporter davantage. De rares exceptions peuvent être faites, notamment en cas de décès d’une mère avec un enfant mort-né. Concernant les métaux, un aimant les récupérera après la crémation. Par ailleurs, vous en avez peut-être eu vent, certains crématoriums revendaient l’or récupéré, notamment en Suisse où l’argent était ensuite réutilisé pour financer les cimetières. Cette pratique fait débat.

La crémation : une pratique générationnelle

En seulement une génération, la crémation est devenue un phénomène de masse. Alors qu’elle intéressait moins de 1 % de la population en 1980, elle a concerné plus de 30 % des obsèques depuis 2010 et même plus selon la taille des villes. Il s’agit d’une pratique funéraire plus appréciée dans les villes plus denses.

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Crédits : pixel2013/Pixabay

Mais pourquoi faire le choix de brûler son corps ? Selon François Michaud Nérard, auteur d’Une révolution rituelle, accompagner la crémation, faire le choix de la crémation c’est « rester dans la lignée d’un corps idéal, bodybuildé, épilé. Les cendres, c’est stérile. Propre. » Une pratique qui irait dans la lignée que toute la génération actuelle connaît, notamment dans son lien avec le milieu médical ainsi que dans son propre rapport au corps. Aussi, elle serait liée à l’envie de « ne pas être un fardeau » pour ses proches, d’éviter l’entretien d’une tombe, la première raison selon une étude du Crédoc publiée en 2007, à 35 %.

Quoi que l’on pense, l’essentiel reste de respecter la volonté du défunt. Nous avons effectivement le choix de choisir entre l’inhumation et la crémation, ainsi qu’une sépulture. Les proches peuvent conserver l’urne funéraire, l’inhumer, la placer dans un columbarium ou opter pour la dispersion des cendres.

Anticiper ses funérailles avec une assurance obsèques pour assurer ses dernières volontés

La préparation de funérailles d’un proche peut vite devenir un casse-tête. Si vous ne savez pas quelles sont les dernières volontés du défunt, l’organisation peut vite devenir un réel fardeau, surtout quand l’on connait la charge administrative qu’un décès entraîne.

C’est pour cela que la souscription d’une assurance obsèques peut vite devenir une solution avantageuse pour être accompagné de son vivant sur l’organisation de ses propres funérailles et pouvoir demander clairement la crémation.

Enfin, cette option vous permet d’anticiper les frais de cette démarche afin que vos proches n’aient pas à s’inquiéter de l’aspect financier de votre crémation.

Pour conclure, l’accompagnement d’une pompe funèbre est très intéressant pour être sûr que toutes les étapes de ses funérailles soient pensés et anticiper. Faire appel à des professionnels vous assure que rien ne sera laissé au hasard pour ce triste évènement

Pour l’anecdote, saviez-vous que Mark Gruenwald, l’éditeur exécutif de Captain America et Iron Man, a demandé à ce que ses cendres soient mélangées à l’encre utilisée dans l’impression de ses bandes dessinées ? Et vous, que demanderiez-vous si vous choisissiez le processus de crémation ?

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Rédigé par Manon Rprs

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