Dans l’imaginaire collectif, le jean est souvent associé aux cowboys américains, chevauchant leurs fidèles destriers dans les plaines verdoyantes du Wyoming… Malgré sa forte consonance anglophone, le jean serait un pantalon bien plus européen qu’on ne le penserait…
Le jean a un long passé derrière lui. Il serait d’abord né à Gênes, au 16e siècle, ville réputée pour ses tissus et particulièrement les toiles de laine mélangées à du lin servant à fabriquer, entre autres, des voiles pour les navires et des pantalons solides pour les marins s’y embarquant. Importée ensuite en Amérique, la toile s’anglicise et sa prononciation se transforme en « jeans », en référence à la ville italienne.
Dans les années 1850, un certain Levi Strauss, immigré allemand de 24 ans, tente de vendre aux mineurs de Californie des bâches faites dans ce même tissu. À l’origine décliné en teintes de brun, le pantalon revêtira ensuite la couleur bleue qu’on lui connait bien, et confectionné dans un tissu beaucoup moins lourd, en coton, appelé « denim » par les Américains, en référence au sergé de la ville de Nîmes, étoffe produite depuis le 17e siècle. Vous pouvez être fier de votre DeNîmes ! (Source)
