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Le sample, c’est quoi ?

Crédits : yanyong / iStock

On a tous déjà connu cette impression de déjà connaître une chanson alors qu’elle vient de sortir. Il s’agit tout simplement de l’art du sampling, quand celui est respecté. En effet, la frontière entre le plagiat et le sample est très fine. Il est donc important pour un artiste de se renseigner sur les réglementations. Mais alors, qu’est-ce que le sample et quelles sont ses limites ? Allons le découvrir dans la suite de cet article !

Les bases du sample

Tout d’abord, le sample provient de l’anglais qui veut dire échantillon. En effet, le sample est le fait de reprendre un échantillon d’une musique, d’un extrait de film ou d’un son qui existent déjà, tout cela dans le but de créer sa propre composition à partir de ces sons qu’ils soient repris en accéléré, au ralenti, en inversé, etc.

Sans le savoir, les musiciens de jazz en furent les précurseurs. Bien avant que le sample soit connu de tous, ces musiciens avaient en effet pour habitude de reprendre quelques notes d’autres artistes en live.

Dans les années 80 à 90, le sample s’est démocratisé et est très vite popularisé, notamment grâce à l’arrivée du sampler numérique. Ces instruments numériques servent tout simplement à enregistrer, modifier ou transformer des échantillons sonores. Tout le monde peut par ailleurs utiliser cet instrument, ce qui rend l’art du sample beaucoup plus accessible. Cependant, il est tout à fait possible de créer de la musique sans un sampler physique. De nos jours, il existe en effet des logiciels dédiés au sampling pour créer ces propres compositions.

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Crédits : Dmitriy G / Wikimedia

La nostalgie et les limites du sampling

Lorsque ces échantillons reprennent des musiques connues par exemple, cela suscite un sentiment de nostalgie. Cela peut être déroutant et surprenant au début, mais le sample plaît beaucoup de nos jours. C’est aussi une manière de rendre hommage à une musique ancienne ou à un artiste. Il s’agit cependant d’un choix assez risqué, car cela ne plaît pas forcément à tout le monde. En effet, certaines personnes qui peuvent être assez conservatrices n’aiment pas forcément qu’on reprenne des classiques.

Il faut aussi faire très attention à ne pas tomber dans le plagiat. En effet, ce type d’art est soumis à la réglementation des droits d’auteur. Cet art reste légal lorsque l’échantillon sonore fait partie d’une œuvre publique. En effet, 70 ans après la mort de l’artiste à l’origine de cette œuvre, il est tout à fait possible d’utiliser ces échantillons librement. Deuxième possibilité : il faut que l’artiste concerné par le sample vous donne son accord. Sans cela, il est possible de subir des poursuites judiciaires qui peuvent être accompagnées de répercussions assez graves.

Ces artistes qui utilisent des samples

On retrouve beaucoup ce phénomène dans le monde du hip-hop. Ce qui est intéressant dans l’art du sampling, c’est de voir comment ses artistes arrivent à redonner une seconde vie à un échantillon sonore. Très récemment, avec First Class, une musique issue du dernier album du rappeur américain Jack Harlow a repris un sample provenant de la musique Glamorous de Fergie et Ludacris, sortie en 2006. Pareil pour Drake  et son hit planétaire Hotline Bling qui est un sample d’une musique de Timmy Thomas : Why Can’t We Live Together, sorti en 1992.

dr.dre, eminem, charles aznavour
Montage lesavaistu – Crédits : Jason Persse, Leticia Lima, Mariusz Kubik / Wikimedia

Il n’y a pas de frontière pour sampler. Des pionniers du rap américain tel que Dr. Dre et Eminem ont eux-mêmes samplé Parce Que Tu Crois, une chanson d’un artiste français qui n’est autre que Charles Aznavour.

Ye, autrefois Kanye West, a opté pour trois samples dans Bound 2 tiré de son album Yeezus. On y retrouve les mélodies de la reprise de Aeroplane par Wee, mais aussi celle de Bound par Ponderosa Twins Plus One. On entend aussi la voix de Brenda Lee qui provient du titre Sweet Nothin’s sorti en 1959.

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