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L’incroyable histoire de la bête du Gévaudan

Crédits ! Istock, LaVonna Moore

Connaissez-vous la bête du Gévaudan ? Cette créature a laissé plus de 100 victimes derrière elle et terrorisé les populations françaises au 18 siècle. Animal ou homme, le mystère n’a jamais vraiment été résolu et continue de fasciner aujourd’hui. Comme pour l’incendie de Rome, l’histoire laisse sa part d’énigmes à résoudre. Découvrez ici l’histoire de la bête du Gévaudan. 

Le début d’un Enfer

L’histoire prend place en 1767 en Lozère, nommée à cette époque Gévaudan. C’est dans un paysage paisible, composé de forêts et élevages, que le cauchemar commence. Une gardienne de vaches est attaquée par une énorme et effrayante bête, qu’elle décrit comme « un gros loup, au cou court et arborant une barre noire des épaules jusqu’à l’extrémité de la queue ». Elle parvient à survivre à l’attaque grâce à ses vaches, qui, chargeant, font fuir la bête. Cependant, quelques jours plus tard, on retrouve le cadavre à moitié dévoré d’une fillette de 14 ans, puis d’une autre de 16.

Les victimes se multiplient peu à peu, et l’angoisse se répand parmi les habitants du Gévaudan. Certains parlent même d’une punition divine, envoyée par Dieu comme châtiment face à leurs péchés. Deux garçons finissent néanmoins par croiser la bête, et réussissent à la faire saigner. Convaincus d’avoir enfin terrassé l’animal, sûrement mort de sa blessure, ils annoncent la bonne nouvelle aux villageois soulagés. Pourtant, quelque temps plus tard, on retrouve le corps d’une enfant de 6 ans et le massacre continue. Chaque semaine apporte son lot macabre de nouveaux corps.

illustration tête de loup
Crédits : Istock, AndreyMakurin

L’intervention royale

C’est un véritable carnage, d’autant plus effroyable qu’il s’attaque à des enfants. Face à cette crise, la royauté se doit de réagir. C’est pourquoi Louis XV va envoyer son propre louvetier, François Antoine, mettre fin à l’enfer causé par la bête du Gévaudan. Le chasseur, après une intense traque, va rapporter la dépouille d’un très grand loup, affirmant qu’il s’agit de la terrible bête. L’animal sera empaillé et envoyé à la cour comme trophée. Pourtant, le loup ramené aurait été trouvé sur le mauvais territoire, dans un endroit où aucune attaque n’avait été recensée. Les tueries cessent cependant pendant 2 mois, et on pense alors que c’est la fin.

La fin d’une histoire

Pendant 2 mois, on pense donc que la bête a enfin été vaincue, et les villageois peuvent de nouveau vivre en paix. Mais un jour, deux frères sont attaqués par une immense bête, décrite comme un gros loup, au cou court et orné d’une longue bande noire de ses épaules à sa queue : c’est la bête. Le cauchemar reprend alors, et on assiste à 41 nouvelles agressions, dont 21 morts. C’est quelque temps plus tard, après la découverte du corps dévoré d’une enfant, que l’incroyable commence. Un homme nommé Jean Chastel, bouleversé par la mort de la petite fille, annonce tuer la bête. On l’aperçoit plus tard tirant sur un énorme “loup“, qui n’opposa aucune résistance face à sa mise à mort. Et depuis cet instant, les attaques cessèrent.

dessin loup noir brume bête du gévaudan
Crédits : Istock, sarah5

Une théorie glaçante

Mais alors qu’était vraiment cette bête ? Un loup, un homme, un lynx, un loup-garou ? Certains historiens pensent aujourd’hui qu’il s’agissait d’une affaire bien spéciale, comptant l’intervention particulièrement sadique d’un homme. Ils pensent en effet que la bête du Gévaudan était en fait un animal apprivoisé et utilisé par son ou ses maîtres comme un outil de cruauté gratuite.

Le Père Chastel, prétendument fin tueur de la bête, avait deux fils. L’un deux, Antoine, était considéré comme déséquilibré et fréquentait un comte peu recommandable. On peut supposer qu’il aurait, éleveur, croisé un loup et un chien et créé ainsi une bête dressée au goût du sang humain. Cette théorie expliquerait pourquoi la bête aurait arrêté de tuer après l’intervention du louvetier royal, contenue par son dresseur. On comprendrait également pourquoi la bête n’avait pas peur de l’Homme, contrairement aux loups, et pourquoi elle n’a pas opposé de résistance lorsque le Père l’a tuée.