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Le bambou : un terrible instrument de torture malgré lui…

Crédits : Pexels/Pixabay

Le bambou, quelle belle plante filiforme ! Il est au centre de l’alimentation de nos amis les pandas, avec ses feuilles très nutritives. Mais saviez-vous que cette plante dispose d’une croissance extraordinaire, pouvant pousser jusqu’à 1 mètre par jour ? Cela n’a pas échappé aux tortionnaires avides de violence, souhaitant organiser des exécutions avec simplicité et efficacité… Les grandes tiges de bambous que nous connaissons tous faisaient bel et bien office d’instruments de torture ! 

La chaise de bambou

Le bambou, la plante à tout faire. Utilisé pour la construction des habitations légères en Chine ou au Japon, des palissades pour tout type de clôtures, des mâts de bateaux ; transformé en papier de haute qualité ou consommé comme aliment, le bambou est un végétal polyvalent. Associé à des faits moins glorieux, il est devenu le témoin impuissant d’abominations dans certains pays de l’Extrême-Orient, utilisé comme instrument de torture physique malgré lui pour empaler les condamnés. Des actes inhumains et dégradants qui ont marqué l’histoire concernant la pratique de la torture.

Le supplicié était ligoté sur une chaise au-dessus d’une jeune pousse de bambou. Certaines espèces atteignant une vitesse de croissance spectaculaire, vous pouvez imaginer l’ampleur des dégâts… En effet, la pousse de bambou transperçait lentement mais sûrement le corps du prisonnier, le vouant à une mort lente et douloureuse. Cependant, cette forme de torture au bambou n’était pas la plus utilisée. Qui aurait pensé que l’on pouvait décliner le bambou en plusieurs méthodes d’exécution ?

Le supplice du pal

C’est l’une des techniques de torture à laquelle on avait recours en Extrême-Orient, mais également en Europe de l’Est et au Moyen-Orient. Le condamné à mort était suspendu au-dessus d’une longue pousse de bambou au bout pointu, puis lâché pour se faire empaler violemment. En Russie et en Turquie, la pratique de la torture consistait plutôt à enfoncer le pieux dans le corps du supplicié, avant de le planter dans le sol. Au contraire de la chaise de bambou, le supplice du pal doit toute son horreur aux lois de la gravité, générant l’empalement. Parfois, les personnes soumises à cette peine agonisaient pendant plusieurs jours. Le bambou peut donc également être associé à une forme de torture mentale, une punition bien cruelle…

supplice du pal bambou torture
Crédits : Wikimedia Commons

Le but de cette méthode barbare reposait sur la dissuasion par la peur. Au contraire de ce que l’on pense, l’Inquisition de la société médiévale n’utilisait pas ces méthodes de torture. En Egypte, au XIIe siècle avant J.C., on réservait cette peine de mort horrible aux pilleurs de tombe. L’objectif était donc de limiter les actes de délinquance nuisant à l’image du pharaon et de ses ancêtres, pour ainsi justifier la torture. Au XVe siècle, le gouverneur militaire roumain Vlad III Basarab portait le surnom “l’Empaleur”. Le supplice du pal constituait en effet sa méthode de mise à mort favorite. Considéré comme un tortionnaire à la cruauté incomparable, son statut de monstre assoiffé de sang ne le dérangeait cependant pas.

Vous savez désormais que le bambou était utilisé en tant qu’instrument de torture terrifiant… Préférez l’imaginer dans les pattes de mignons pandas ! 

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