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Quelle était la véritable identité de Jack l’Éventreur ?

Crédits: Pexels / Max Bordovski

Plus d’un siècle après les faits, l’histoire de Jack L’Éventreur et de ses abominables crimes fascine toujours autant. Si sa véritable identité est toujours restée un mystère, grâce aux progrès de la science cela ne serait peut-être plus le cas…

Un meurtrier légendaire…

Londres, 1988. Le quartier de Whitechapel devient le triste théâtre d’une série de meurtres effroyables. Les victimes ? Des femmes, souvent des prostituées, à qui l’on a tranché la gorge, mutilé le corps et retiré des organes. Des lettres revendiquant les meurtres sont envoyées à la police, toutes signées sous le nom de « Jack The Ripper » (Jack l’Éventreur).

Très vite, Scotland Yard s’empare de l’affaire mais le manque de moyens de l’époque rend l’enquête difficile. La police décide de rendre la lettre publique dans l’espoir de recueillir des témoignages.

La couverture médiatique de l’affaire est extensive et sans précédent dans la presse britannique, tout comme dans la presse internationale. Cela ne sert pas aux enquêteurs car les nombreux détails donnés dans les journaux attirent les farceurs et inspirent d’autres meurtres similaires. Il devient alors très vite difficile de distinguer le vrai du faux, le réel du légendaire, autant pour le public que la police.

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Crédits : Wikimedia Commons / Illustration from “The Illustrated Police News”

Plus d’un siècle plus tard, l’histoire fascine encore. Qu’on le connaisse sous le nom de « Jack l’Éventreur », « Le tablier de cuir » ou « Le tueur de Whitechapel », le meurtrier fait désormais partie intégrante du folklore et de la culture britannique et est devenu un véritable mythe moderne.

Si plusieurs personnes furent à l’époque arrêtées puis relâchées, la réelle identité du tueur n’a jamais pu être trouvée. Cependant, l’enquête continue et les progrès techniques et de la police scientifique pourraient bien changer la donne…

Enfin démasqué ?

De nos jours, la police possède de nouveaux moyens scientifiques beaucoup plus fiables que les témoignages sur lesquels se reposaient entièrement les enquêteurs de l’époque. En fait, il serait même fort possible que le tueur soit enfin démasqué !

C’est en mars 2019 que la nouvelle est annoncée : nous connaîtrions enfin la véritable identité du meurtrier de Whitechapel ! Les recherches, publiées dans le Journal of Forensic Sciences, reposent sur l’analyse ADN d’un châle retrouvé en 1888 sur l’une des victimes. C’est à la suite de nombreuses recherches génétiques que les deux chercheurs britanniques en charge seraient parvenus à remonter jusqu’à l’assassin présumé : un barbier londonien d’origine polonaise portant le nom d’Aaron Kosminski.

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Crédits : Pixabay /elianemey

Ce n’est pas la première fois que le nom d’Aaron Kosminski est mis en relation avec celui de Jack l’Éventreur. En fait, il fut même arrêté par la police de l’époque avant d’être relâché, faute de preuves ! Il fut plus tard interné dans un hôpital psychiatrique pour peurs paranoïaques et hallucinations auditives.

En 2014, un autre généticien reliait déjà l’ADN trouvé sur le châle de la victime à Aaron Kosminski. Son protocole de recherche fut cependant vivement critiqué par le reste de la communauté scientifique et beaucoup rejetèrent l’hypothèse.

Mais pouvons-nous cette fois-ci être certains de la culpabilité d’Aaron Kosminski ? Si les scientifiques en charge affirment que oui, nombreux sont ceux qui tiennent cependant des propos beaucoup plus modérés

Un mystère qui persiste

Les recherches récentes se reposent sur l’analyse de l’ADN « mitochondrial » trouvé sur le châle de la victime. Il s’agit d’une forme de cellule ADN très utile en généalogie car facilement traçable. Cependant, cette forme d’ADN présente un défaut majeur : il n’est pas exclusif à un seul individu. Plusieurs personnes partagent ainsi un ADN identique. Cela permet donc d’éliminer des suspects mais pas d’en isoler un en particulier !

Mais ce n’est pas tout : l’authenticité même du châle est contestée. De nombreuses incohérences sont en effet pointées du doigt dont l’absence du vêtement sur la liste de preuves dressée à l’époque par Scotland Yard. De plus, la qualité du tissu et de l’ADN trouvé serait assez mauvaise. Sans compter qu’il s’agit d’un vêtement désormais très vieux qui a sans aucun doute été touché par de nombreuses personnes !

Si pour beaucoup Aaron Kosminski reste le suspect le plus solide, le mystère sur la véritable identité de l’éventreur londonien reste cependant entier. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que Jack l’Éventreur continue de fasciner de nos jours. La preuve : le quartier de Whitechapel attire chaque année de très nombreux touristes…

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