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Quelles pistes pour limiter l’empreinte carbone du transport ?

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Crédits : Pixabay

En France, le secteur des transports représentait 33% de la consommation d’énergie finale en 2015, il était alors le premier émetteur d’émissions de carbone avec 39% (hors UTCATF) des émissions totales de la quantité d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces chiffres sont en constante évolution depuis de nombreuses années en France et dans le monde. En effet, le transport routier est responsable d’en moyenne 16% de la production mondiale de CO2.

Comme vous avez pu le constater, la pollution et les émissions de carbone sont devenues des préoccupations majeures de notre société. Vous l’aurez peut-être constaté lorsque vous achetez un billet de transport (avion, bus ou encore train), l’empreinte carbone de votre trajet y est indiquée, et vous pouvez parfois la compenser en contrepartie d’une petite somme. Mais quelles sont les pistes pour réduire cet impact, et tendre doucement vers un secteur des transports plus conciliant avec l’environnement ?

La compensation carbone

Le principe de la compensation carbone consiste à assurer à des individus une certaine neutralité lorsqu’ils empruntent un moyen de transport. Les émissions des CO2 sont calculées en amont du trajet, en fonction du nombre de passagers, du type de véhicule et de la distance parcourue. Souvent une contribution environnementale est déjà comprise dans le prix du billet, à la hauteur de 1 à 5% selon les entreprises. En plus de cela, il vous est la plupart du temps proposé compenser totalement votre trajet grâce à une contribution écologique volontaire. Ainsi, votre petite somme sera investie dans un projet qui a pour but de protéger le climat et qui assurément compensera la quantité équivalente de CO2 de votre trajet. Les projets en question peuvent tant permettre de construire des puits naturels (sols et forêts), que d’aider des populations locales à optimiser leur énergie.

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Crédits : Pixabay

Concernant les déplacements quotidiens, les individus peuvent choisir de faire directement appel à des organismes privés ou des ONG spécialisées. Ainsi, ceux-ci choisissent de financer des initiatives environnementales à la hauteur de leur consommation et de leurs attentes.

Malheureusement, la compensation carbone n’annule en aucun cas la pollution. Certains disent de celle-ci qu’elle permet juste de soulager les consciences, tandis que d’autres croient que cela est une solution efficace pour lutter contre les aléas climatiques sur le long terme.

Réduire sa consommation de carburant

La solution la plus simple et qui vous fera faire des économies financières en plus de limiter votre impact sur l’environnement est l’apprentissage d’une conduite responsable. Pour ces raisons, de nombreuses entreprises ont fait le choix de prendre les choses en main et de surveiller la manière dont leurs véhicules sont utilisés. Ces solutions sont également conseillées aux particuliers qui souhaitent continuer de rouler dans un véhicule personnel et limiter leurs émissions de carbone.

Plusieurs critères sont à prendre en compte :

  • Les arrêts à moteur tournant : laisser son moteur en marche durant un arrêt d’une heure est équivalent à 38 kilomètres parcourus. C’est pourquoi il est important de sensibiliser l’ensemble des conducteurs et professionnels aux bons gestes à adopter, notamment le fait d’éteindre son moteur lors des déchargements ou autre.
  • La manière dont le véhicule est conduit : tous les types de conduites ne se valent pas. Les conduites sportives ne sont pas du tout adéquates pour limiter les émissions de CO2. Il est préférable d’opter pour une conduite plus souple et économique. Des formations existent afin de corriger la conduite des individus et de leur permettre de limiter leur consommation à long terme.
  • Les itinéraires choisis : des systèmes peuvent être installés afin de calculer l’itinéraire le plus court en prenant en compte les aléas de la circulation. Le suivi des salariés par GPS entraîne en moyenne une baisse de distance de 10%, ce qui diminue en parallèle les émissions de carbone.
  • La maintenance : c’est bien connu, une maintenance rigoureuse permet de limiter les dégâts, mais aussi de consommer moins et par conséquent de polluer moins.
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Crédits : Unsplash/ Alwin Kroon

Privilégier des modes de transport moins polluants

Pour les personnes n’ayant pas d’impératifs concernant leur mode de transport, il est conseillé de préférer les transports en commun pour les déplacements quotidiens. En effet, ceux-ci émettent beaucoup moins de CO2 que les voitures particulières. Pour les longs trajets tels que des vacances ou déplacements professionnels, les trains et TGV représentent la meilleure solution sur le plan environnemental avec seulement 3,2 à 10,8 gCO2/km contre 144,6 gCO2/km pour l’avion.

Pour les personnes ne pouvant pas se séparer d’un véhicule personnel, il est préconisé d’investir dans des véhicules qui polluent moins. À cet effet, le bonus écologique permet de soutenir les personnes souhaitant faire cette démarche grâce à une compensation financière. En plus de cela, les entreprises qui souhaitent opter pour des véhicules hybrides peuvent bénéficier d’une exonération de taxe sur les véhicules de société.

Il existe donc diverses solutions ayant pour but de limiter les émissions de carbone en ce qui concerne le transport. Les perpétuelles innovations nous permettront peut-être de voir d’autres pistes encore plus concrètes s’ouvrir à nous dans les années à venir.

Sources : Le Monde, Conso Globe

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