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Aux États-Unis, certains condamnés à mort peuvent choisir leur méthode d’exécution

Une chambre à gaz dans un établissement pénitentiaire du Nouveau-Mexique. Crédits : Wikimedia Commons / Shelka04

La peine de mort aux États-Unis fait partie des sujets qui divisent le plus, à juste titre. Et même si le nombre d’exécutions observe une légère tendance à la baisse, il y a eu 25 exécutions en 2018, et 45 condamnations à mort. En plus de leur accorder le choix de leur dernier repas, les autorités de certains États laissent aux condamnés le choix de la méthode avec laquelle ils seront exécutés.

Injection mortelle ou chaise électrique ?

Cela peut paraître invraisemblable, mais une fois leur condamnation à mort prononcée, les personnes jugées coupables peuvent parfois faire un choix entre plusieurs méthodes d’exécution. Cette mesure est notamment en vigueur dans 7 États qui appliquent encore la peine de mort dont le Tennessee, la Caroline du Sud, la Virginie, la Californie et l’Alabama. Le ou la condamné·e peut alors opter pour la chaise électrique, la chambre à gaz ou l’injection létale.

Si les États précédemment cités laissent le choix à certain·e·s, c’est parce qu’auparavant ils privilégiaient largement la chaise électrique. Or ce moyen a été parfois jugé trop “cruel”, provoquant d’intenses douleurs et prolongeant l’agonie. De fait, l’injection létale, jugée “plus humaine” est le plus souvent l’option proposée comme alternative. Avec la chambre à gaz, il s’agit des deux méthodes les plus utilisées aux États-Unis.

injection létale peine de mort
Salle d’exécution pour une injection létale, en Californie. Crédits : Wikimedia Commons/CACorrections

La peine de mort aux États-Unis : “l’embarras du choix”

D’autre part, il existe encore dans ce pays des méthodes d’exécution qui ne manquent pas de surprendre. Il y a donc la pendaison et le peloton d’exécution, qui ont été observés 3 fois depuis 1976. L’injection létale est elle systématiquement appliquée si aucune demande alternative n’est formulée. Mais elle pose de plus en plus problème au niveau légal, au vu des souffrances – jugées anticonstitutionnelles – parfois infligées dans ce cadre aux condamnés.

Il n’est pas question ici de se prononcer pour ou contre la peine de mort, mais bien de respecter la loi américaine. Car si les autorités ont connaissance d’une défaillance qui prolonge la douleur et l’agonie sans rien faire, alors la méthode d’exécution ne peut plus être considérée comme valable légalement.

Concernant l’injection, beaucoup de laboratoires interdisent l’utilisation de leurs produits pour appliquer une peine de mort. Résultat : les prisons ont du mal à se procurer des substances “efficaces”. Les substituts alors utilisés ralentissent le processus et peuvent parfois provoquer de terribles douleurs. Voilà qui explique pourquoi certains condamnés choisissent actuellement de passer sur la chaise électrique plutôt que sous les aiguilles.

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