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Pourquoi vaut-il mieux rester immobile sur un escalator ?

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Les flux de personnes sont une chose extrêmement délicate à gérer. Par exemple dans les centres commerciaux, comment sont donc choisis les emplacements des escaliers, des escalators, ou bien des ascenseurs ? Un autre exemple plus parlant est certainement le métro, avec tous ces tunnels qui s’entrecroisent pour accéder aux voies. Vu les coûts et les travaux nécessaires, mieux vaut ne pas se tromper au moment de la construction.

Et pourtant, malgré tous les efforts des ingénieurs, on observe à plusieurs endroits des « bouchons », notamment au niveau des escalators, alors que le flux dans les escaliers d’à côté est fluide. Est-ce dû à une surabondance de marcheurs feignants, ou y a-t-il une autre raison ? Alors, pourquoi vaut-il mieux rester immobile sur un escalator ?

Un exemple anglais pour un problème mondial

À la sortie du métro londonien, comme dans tous les métros et les gares, on retrouve des escalators. Si ceux-ci sont assez larges, il y a deux files. Usuellement, dans un cas comme celui-là, il y a la file de ceux qui ne bougent pas, et la file de ceux qui montent les escaliers métalliques pour gagner du temps. Cette situation est presque une convention sociale, sauf pour celui (il y en a toujours un) qui met sa valise dans la mauvaise file et qui empêche le passage…

Si le métro de Londres est pris à part dans cet article, c’est parce qu’en 2016, une expérience rapportée par The Guardian y s’est déroulée. Celle-ci se basait sur deux choses :

  • Une étude de 2002 sur la capacité des escaliers mécaniques
  • Les habitudes dans les pays asiatiques (avec le cas cité de Hong Kong)

Durant une heure, les voyageurs descendant à la gare d’Holborn ont eu l’interdiction de constituer les deux files habituelles décrites précédemment. Le but de cette manœuvre ? Leur faire gagner du temps.

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Crédits : Pixabay

Un raisonnement contre-intuitif pour l’utilisateur d’escalator

L’étude de 2002 indiquait qu’un escalator avec des caractéristiques comme celui de la gare d’Holborn n’était emprunté que par 40 % des passants. Cette information n’avait pas été prise en compte jusque là. Ensuite, comme tout un chacun, l’utilisateur d’escalator a besoin de son espace personnel. Il ne va donc pas chercher à se coller à la personne devant lui, ni tolérer la présence de quelqu’un de trop proche derrière lui. Cela fait qu’en réalité, environ la moitié d’une file sur un escalator est généralement vide.

En obligeant les gens à se tenir sur deux files et sans marcher, les responsables de l’expérience à la gare d’Holborn estiment avoir gagné au final 28 % de capacité supplémentaire, dépassant la centaine de personnes transportées au lieu des quelques dizaines habituelles.

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