Au Brésil, les prisonniers peuvent réduire leur peine en lisant des livres


convict reading a book

En 2009, le service correctionnel du Brésil a pris une décision très forte pour favoriser la réinsertion et vider les prisons. En effet, les autorités brésiliennes suggèrent aux détenus de lire des livres et de rédiger des fiches de lectures en contrepartie de remises de peine de 48 h.

Les autorités brésiliennes vont proposer à des détenus des remises de peine selon le nombre de livres lus et fichés. Les prisonniers de 4 prisons brésiliennes pourront réduire leur peine de 48 h maximum par année en lisant et en fichant des livres.

Pour ce faire, ils auront 4 semaines pour lire chaque livre et rédiger une dissertation en lien direct. Il faudra respecter l’orthographe et les normes graphiques et de grammaire. Une commission spéciale est mise en place et permettra de sélectionner et surtout corriger les copies. Derrière ce programme, il y a l’idée de rédemption par la lecture, par l’approche du génie littéraire et de la littérature de haut niveau.

L’initiative a un double but : désengorger les prisons qui ont trop de détenus par rapport au nombre de cellules disponibles et aussi de préparer les détenus à leur réinsertion dans leur vie professionnelle. Et ce, d’autant plus que des mutineries ont éclaté au Brésil en 2010 à cause des conditions de détentions précaires auxquelles sont confrontés les prisonniers.

En France il existe les réductions de peines supplémentaires. Ainsi un détenu qui suit des études ou qui valide un diplôme peut demander une remise de peine.

Un ancien détenu du nom d’Erwin James a dressé une liste de livres que les détenus devraient lire dans leur cellule. Il conseille notamment la lecture de Crime et Châtiment de Dostoïevski. D’après Mr James, ce livre l’a aidé à réfléchir et à tenir psychologiquement en cellule. Il explique en effet que : « les livres que j’ai lus en prison ne m’ont pas donné de réduction de peine, mais ils m’ont aidé à devenir celui que j’aurais dû être. »

portraitoftracy
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Sources : Slate, Le Figaro, Capsao



Au Brésil, les prisonniers peuvent réduire leur peine en lisant des livres

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